Burhale

L’HISTOIRE DE BURHALE

BURHALE a été créé en 1921 suite à l’arrivée des Pères Blancs qui ont mis en place des cours d’alphabétisation et de formation des enseignants.
Actuellement, la population est composée de 44.525 habitants qui vivent dans 86 communautés faisant partie des 49 villages du groupement.

La région est montagneuse et située à 1800 mètres d’altitude. La température varie entre 18°C au minimum, et 28°C au maximum. Il ne fait donc jamais trop chaud, jamais trop froid.

Il y a deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.
Dès lors, il est dont possible de cultiver toute l’année en adaptant le programme des cultures aux conditions climatiques. Le sol est argilo-sablonneux du type rouge qui est de plus en plus pauvre à cause des érosions et du déboisement des collines.

       Le curé de la paroisse de Burhale rassemble une des 86 communautés villageoises

                       Une petite église dans un superbe village coloré.

HABITAT ET REPARTITION DES MENAGES

 

 

   1. maison en bois et tôles - 2. maison en paille et bois - 3. maison en bois, chaume et tôles

60% des ménages habitent dans des maisons en pisé (1), 21% dans les huttes, 17% dans les maisons en brique et non tôlées et 2% seulement dans les maisons en brique et tôlées.
Les maisons en briques demeurent minoritaires. Cependant, en créant une briquetterie régionale, il serait possible de construire des habitations de meilleure qualité et de résoudre le problème de l’habitat.
Cependant apparaissent quelques constructions modernes qui sont l’oeuvre de nouveaux riches exerçant au carré minier de Mukungwe.


(1) En quelques mots, la technique du pisé consiste à damer de la terre humide dans un coffrage. La terre est extraite sur le chantier ou à proximité. Son choix est primordial. Elle ne doit pas contenir de terre végétale. Les argiles sont le liant des sables et cailloux, tous contenus naturellement dans la terre.

ELEVAGE
 
 
 
                          Mgr F-X Maroy, archevêque de Bukavu, rend visite aux éleveurs
  • La vache est l’animal le plus élevé et constitue une richesse pour la famille.
  • Grâce à l’association ASSEVAM, quelques 47 éleveurs ont été formés et sont en activité depuis 2013.
    Le projet, accompagné d’une convention, progresse. Son développement vise l’extention vers d’autres villages. Un exemple à suivre !

ENSEIGNEMENT

 

Par manque de moyens financiers, l’enseignement est à deux vitesses. En moyenne :
• 6 enfants sur 10 nesont pas inscrits ou ont abandonné l’école faute de moyens financiers.
• 3 enfants sur 10 ne terminent pas l’école primaire.


Frais scolaires à charge des parents :

• en primaire : 5 $ par mois,
• en secondaire : 10 $ par mois.
Plus de 50 % des parents, n’ayant qu’un dollar (environ un euro) de revenu par jour, sont incapables de participer aux frais demandés par l’école. Ceci augmente le risque d’abandon.

Salaire des enseignants:

• en primaire : 70 $ par mois,
• en secondaire : 90 $ par mois.
50 % des enseignants ne sont pas payés par l’Etat.
Leurs salaires sont supportés par les parents, ce qui amplifie la pauvreté familiale !

 VIE ECONOMIQUE ET SOCIALE

La vie économique et sociale semble s’améliorer lentement. Pour relancer davantage l’activité professionnelle, il est opportun de poursuivre le réaménagement de certaines infrastructures scolaires, des centres de santé, des routes qui sont dégradées surtout en saison des pluies et
surtout pallier le manque d’eau potable.

D’autre part, il n’y a quasi pas d’industrie dans ce secteur des collines. Le développement de la population pourra s’accentuer, du moins actuellement, en poursuivant les projets d’agriculture et d’élevage du bétail.

Quant aux marchés commerciaux, ils sont peu représentatifs. Le principal, celui du centre commercial de Burhuza, ouvre le mercredi et le samedi ;tandis que celui du centre de négoce  de Mashango, moins important que le premier, accueille les vendeurs et les acheteurs tous les jours.

Les plantations existantes sont en semi-activités à Cibeke et Gombo où l'on cultive le quinquina et le thé. L'économie de cette contrée souffre d'un manque à gagner, malgré l'étendue des terres cultivables mais non exploitées. Cela représente 40% de la superficie totale.

SANTE

La santé reste préoccupante !
En effet, il n’y a que 7 centres de santé pour plus de 44.500 habitants, soit environ 6.400 personnes par centre. Chaque centre dispose de 40 à 50 lits, et manque crucialement de médicaments, d’équipements médicaux.

Toutes les infrastructures devront impérativement être revues, réaménagées et prévoir un investissement en matériel médical.

Plus encore impressionnant, la couverture médicale actuelle est d’un médecin pour 30.000 habitants ! Un nouveau projet est en cours pour pallier à cette carence.

A ces soucis se greffe le problème de l’accessibilité économique aux soins de santé.
Il est dû aux faibles revenus de la majorité des ménages. Heureusement, la mutuelle de santé se porte de mieux en mieux ! Plus de 4.000 membres se sont inscrits en 3 années
de fonctionnement. Le but principal sera de doubler les effectifs en 2017. Des campagnes d’informations seront organisées car la santé, c’est l’affaire de tous.

Il importe de sensibiliser l’opinion publique de la prévalence des maladies les plus répandues telles que les infections respiratoires, les diarrhées, la malnutrition, le paludisme, le diabète. Un programme est organisé de concert avec tous les établissements de santé, la mutuelle et le Bureau Diocésain des Oeuvres Médicales (BDOM) de Bukavu.

SUR LE PLAN INSTITUTIONNEL

Burhale fait partie de la chefferie de Ngweshe qui compte 16 groupements et est dirigé par un chef de collectivité, appelé « Mwami ». Celui-ci exerce un pouvoir absolu sur ses administrés. Il est entouré de mythe et a un caractère sacré. A la tête de chaque groupement, dont Burhale, il y a un chef, souvent issu d’une famille royale. Chaque groupement est formé de plusieurs villages. Chaque village a son chef.
Par contre, le régime foncier de la terre appartient en principe au Mwami et à son clan. Les habitants accèdent aux terres par héritage. Les autres personnes acquièrent le droit d’exploitation et de jouissance des terres grâce à trois principaux types de contrats:
le Bwassa : contrat locatif,
le Kalinzi : droit perpétuel de jouissance d’une terre,
le Bugule : contrat modernisé.

La situation écologique n’est guère luisante du fait de la dégradation prononcée de l’environnement par l’érosion, le déboisement des sites protégés des bassins versants, la régression des forêts suite à la pression démographique.


L’alimentation demeure une grande préoccupation. Actuellement, unrepas et demi par jour, qui plus est de faible valeur nutritive, c’est trop peu ! Pour briser le cycle de la pauvreté et de la malnutrition, il est aussi essentiel d’investir dans la nutrition et l’éducation. Les écoles peuvent aussi y contribuer sans gros investissement.


Mais ne soyons pas pessimiste. Burhale reste une terre accueillante, pleine d’espoir. Nous
formerons des jeunes agriculteurs et éleveurs de bétail. Ils seront bien encadrés.


Créer des jardins qui pourront être facilement gérés par les parents et leurs enfants. Produire des légumes, des fruits nutritifs, permettre l’élevage du petit bétail comme des poules, des lapins, porcs. Ces méthodes de production sont simples. C’est aussi une source de
revenus supplémentaire. Burhale doit être créatif pour assurer son avenir. Ces projets, visant au développement d’une alimentation saine,
seront encadrés par Amitiés Belgique-Bukavu.

Toutes les préoccupations nutritionnelles unissent le monde entier, que le pays soit développé ou en voie de développement. Tous ont en commun les nombreux et mêmes problèmes alimentaires. « Apprendre à cultiver, préparer et consommer » est une préoccupation commune, aux riches comme aux pauvres.

                   Formons les enfants à manger sainement!

 

L'ENCADREMENT DE LA JEUNESSE PAR DES ACTIVITES SPORTIVES

La création du centre sportif en juillet 2015 à Burhale a permis d’améliorer l’encadrement de la jeunesse bien souvent exclue de la société par manque de travail, rupture scolaire ou familiale.


Facteur de cohésion sociale et vecteur de formation, le sport joue un rôle régulateur au sein de la vie villageoise. Il permet de dynamiser la jeunesse en y associant des projets d’agriculture et d’élevage du bétail. Mais la jeunesse doit aussi protéger son patrimoine.


A travers le sport, on y découvre l’amitié, la force de caractère, l’état d’esprit d’équipe, la collaboration. La jeunesse peut construire, il faut lui donner les moyens. L’abbé Jérémie, curé de la paroisse de Burhale, nous écrit : « L’école de football qui vient d’être créée constitue une pépinière pour l’avenir, des tournois intervillages sont organisés avec la participation
active de la jeunesse, mais aussi les adultes qui s’associent au projet de mobilisation ».

Pour grandir, il faut construire. Burhale en a désormais les moyens !

La population de Burhale remercie Amitiés Belgique-Bukavu et ses donateurs

-Extrait du périodique semestriel de juin 2016 n°15-

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